Liste verte de l'UICN

Bilan d'activités 2025

Le mot de fin d'année du Président

Le climat anxiogène autour des enjeux liés au climat, à la biodiversité et plus généralement aux enjeux planétaires ne cesse d’augmenter. Dans ce contexte, la Liste verte de l’UICN essaye de promouvoir une vision résolument optimiste. Elle contribue à reconnaître les efforts faits par des gestionnaires d’espaces protégés pour atteindre les objectifs fixés par ce dispositif.  La Liste verte c’est aussi le constat que la protection d’espaces naturels, loin d’être une « stérilisation » de l’espace comme certains se plaisent à le dire est, au-delà des enjeux purement biologiques, un moyen de valorisation à long terme. Tous les économistes le savent, « ce qui est rare est cher ». Les sites recherchés demain ne seront pas des parkings de supermarchés ou des entrepôts de logistique mais certainement plus des espaces naturels préservés dont la gestion pourra s’inspirer des préceptes de La Liste verte. La novation de ce dispositif, qui n’est pas qu’un outil de labellisation d’espaces triés sur le volet, est de considérer l’ensemble des paramètres qui contribuent à faire de la création d’espaces protégés un acte majeur de l’aménagement du territoire.

Nous ne bouderons donc pas notre plaisir de voir la Liste verte devenir de plus en plus connue et reconnue. Il y a encore, sur ce point, beaucoup de chemin à parcourir. Mais, peu à peu, notamment parmi les gestionnaires d’espaces naturels, elle est de mieux en mieux perçue comme un outil potentiel d’aide à la gestion et d’évaluation de l’atteinte des objectifs. Car si l’obtention du label reste un objectif en soi, c’est bien plus le travail et les résultats obtenus qui sont importants. Et les retours obtenus des lauréats sont très encourageants. Ils se mesurent d’ailleurs au fait que l'ensemble des lauréats a souhaité le renouvellement du label malgré l’investissement que cela nécessite.

La Liste verte est aussi un outil dont le retentissement permet parfois d’éviter que les sites labellisés ne subissent des dégradations. Récemment, des projets d’infrastructures de transport d’énergie ou d’installation d’équipements d’énergies renouvelables ont été abandonnés en raison du risque de retrait des labels des sites concernés.

Loin de nous l’idée d’écrire que tout est parfait. Il reste encore beaucoup à faire pour densifier la carte des espaces labellisés, pour étoffer la liste des gestionnaires et des types de protection. Il ne s’agit pas non plus de nous endormir sur nos lauriers. Longtemps en tête au plan international pour le nombre de sites inscrits sur la Liste verte, la France est aujourd’hui en train d'être dépassée par plusieurs pays. Loin d’être un problème, cela montre le dynamisme très important du dispositif à l’échelle mondiale. C’est aussi une source d’inspiration. Il nous faudra travailler à l’avenir sur la labellisation de sites en série, ce que pourrait permettre le réseau Natura 2000, dont il ne faut pas oublier qu’il est le plus important réseau international d’espaces protégées à l’échelle planétaire.

Plusieurs sites ont, en 2025, rejoint la cohorte des sites labellisés et d’autres ont vu leur label renouvelé.

Tout ceci ne serait évidemment pas possible sans un travail d’équipe dont il m’est agréable ici de remercier chaleureusement les acteurs et les actrices :

En premier lieu, je souhaite bien évidemment féliciter les équipes de l’UICN France sans qui rien ne serait possible : sa Présidente Maud LELIEVRE pour son engagement à promouvoir la Liste verte et son Directeur Sébastien MONCORPS pour les moyens mis pour le soutien du dispositif, Erwan CHEREL, responsable du programme aires protégées qui nous a récemment quitté pour mener d’autres activités, et Laurie LEFEBVRE, responsable du dossier et cheville ouvrière indispensable de la Liste verte.

Les membres du « Groupe de travail Liste verte France » méritent également de très chaleureux remerciements. Leur dévouement bénévole est absolument indispensable au fonctionnement du dispositif. Et le travail, parallèlement à l’augmentation du nombre de sites labellisés, ne cesse d’augmenter. Rançon du succès et de la maturation du dispositif, certaines questions méritent également des arbitrages qui rendent les travaux d’expertises de plus en plus complexes.

Je ne saurais oublier toutes celles et ceux qui se mobilisent pour faire émerger des candidatures dans les espaces protégés. Sans leur engagement, la Liste verte ne serait qu’une méthodologie non incarnée.

Très grand merci à toutes et tous.

« Le coût de la protection du milieu naturel est beaucoup plus faible que le coût de sa reconstitution. La défense de la nature est rentable pour les nations. » Philippe Saint-Marc

Jean-Philippe SIBLET
Président du Groupe Liste verte France

1. Les rencontres du Groupe de travail Liste verte France


3 réunions en 2025

Le 30 juin
au Domaine départemental de Montauger
(site Liste verte en Essonne)

Dossiers évalués :

Demandes de passage en phase de candidature

1) Parc national de forêts - zone cœur
2) Massif du Canigou

Demandes de renouvellements
1) Parc naturel marin d’Iroise
2) Réserve nationale de chasse et de faune sauvage de Donzère-Mondragon

Le 5 septembre
en visioconférence

Dossiers évalués :
1) Parc national des Ecrins
2) Réserve nationale de l'île du Grand Connétable, Guyane française

Le 9 décembre
en visioconférence

Dossier évalué :
Evaluation à mi-parcours du site Natura 2000 en mer de Baie de Seine occidentale

Discussions stratégiques & perspectives pour l'année 2026

Merci aux membres du Groupe de travail Liste verte du Comité français de l'UICN pour leur engagement

2. Les évènements du réseau Liste verte France

Formation à l'expertise Liste verte au Muséum national d'Histoire naturelle

Le 28 mars

Formation de 5 nouveaux membres évaluateurs pour rejoindre le Groupe de travail Liste verte France : Serge Urbano, Antoine Joris, Anne-Christine Monnet, Eglantine Goux-Cottin & Romain Lacoste

L'équipe de formation :

Nadine Seleem - Senior Assurance Officer, Conservation Management Assurance, IUCN Headquarters
Jose Luis Postigo Sanchez - Green List Coordinateur, Europe and Mediterranean Region, Mediterranean Cooperation Center IUCN
Laurie Lefebvre - Chargée de mission Liste verte, UICN France

Le 18 Novembre 2025 à La Rochelle

Remise des diplômes
Liste verte au
Forum des gestionnaires d’aires protégées

7 sites français dont la candidature a été validée par le Groupe de travail Liste verte France puis par le Comité international de labellisation en 2025 se sont vu remettre leur diplôme Liste verte, célébrant leur excellence en matière de conservation.

Cet évènement a été organisé en partenariat avec l’Office français de la biodiversité et le Conservatoire du littoral.

Après un discours d'ouverture de Fabien Boileau, directeur de la Direction des aires protégées et des enjeux marins de l'OFB, la cérémonie a été animée par Jean-Philippe Siblet, président du Groupe de travail Liste verte France. Arnaud Anselin, directeur de la gestion patrimoniale au Conservatoire du littoral, a clôturé l'évènement, en faisant le lien avec la thématique du Forum : l'accueil du public dans les aires protégées.

La Réserve biologique intégrale des Maures
Nouvelle labellisation

Située dans le Var, la Réserve des Maures est, avec ses 2 500 ha de forêt domaniale, la plus grande Réserve biologique intégrale (RBI) de la région méditerranéenne. Les RBI sont des espaces soustraits à la sylviculture, qui constituent de précieux témoins de la forêt en libre évolution.

Dans cette réserve créée en 2008, la forêt méditerranéenne, entre chênes-lièges, pins parasols et senteurs de cistes, nous enseigne la résilience de la nature : sa capacité à se régénérer, à se réinventer, en dépit de la force des incendies.
Un message d’espoir et de persévérance, qui fait écho à l’engagement de ses gestionnaires dans la Liste verte.

Récipiendaire du diplôme : Caroline Samyn
Chargée de mission espaces protégées, Office National des Forêts

Les Réserves du Hochfeld et Champ du Feu
Premier renouvellement

Les Réserves biologiques dirigées du Hochfeld et du Champ du Feu, situées dans le massif des Vosges, sont gérées par l’Office national des forêts. Elles qui abritent une faune et une flore remarquables.
La partie principale de la Réserve du Hochfeld correspond à une ancienne piste de ski ouverte à travers la forêt dans les années 1960. La réserve, créée en 2004, protège une lande pionnière d’une extraordinaire richesse floristique, notamment en espèces de Lycopodes. La réserve comporte une petite partie boisée placée en libre évolution.
Nettement plus grande (123 ha) et plus ancienne (créée en 1984), la Réserve du Champ du Feu a pour objectif principal de conserver des milieux tourbeux ainsi qu’un ensemble de landes et de pelouses montagnardes associées à des activités pastorales pluriséculaires.

Récipiendaire du diplôme : Caroline Samyn
Chargée de mission espaces protégées, Office National des Forêts

Le Parc naturel régional des Vosges du Nord
Premier renouvellement

Le Parc naturel régional des Vosges du Nord est un véritable écrin de verdure à cheval entre l’Alsace et la Lorraine. Classé Réserve de biosphère par l’UNESCO, il abrite une nature préservée, des forêts profondes, des châteaux de grès rose perchés sur les collines et des villages pleins de charme. C’est un territoire où l’on apprend à conjuguer respect de l’environnement, innovation et savoir-faire local. Un lieu inspirant, où patrimoine naturel et humain s’unissent depuis 1975 pour bâtir l’avenir.

Récipiendaire du diplôme : Thierry Mougey
Responsable « Biodiversité et gestion des espaces », Fédération des Parc naturels régionaux

Le Parc naturel marin d'Iroise
Second renouvellement

En 1989, l’UNESCO attribue à l’archipel de Molène le titre de Réserve de Biosphère, offrant une reconnaissance aux efforts d’équilibre entre protection environnementale et développement des activités humaines. A cette occasion, une mission d’étude sur la pertinence de protéger la mer d’Iroise est engagée, mais un nouvel outil de protection pour le domaine maritime est à inventer. C’est en 2007 que le Parc naturel marin d'Iroise voit le jour entre l’île de Sein, Ouessant et les limites de la mer territoriale, devenant le premier Parc naturel marin français.

Le Parc couvre une superficie de 350 000 hectares, soit l’équivalent de la moitié du département du Finistère. Ce périmètre permet d’englober toutes les activités socio-économiques qui interagissent avec la biodiversité de la mer d’Iroise dans une réflexion cohérente pour un équilibre entre les humains et la mer.


Récipiendaire du diplôme : Marie Hascoët
Chargée de projet Patrimoine culturel et médiation du Parc

Le Parc national des Ecrins
Premier renouvellement

Le Parc national des Écrins, c’est le royaume des cimes et des lumières. Entre lacs d’altitude, glaciers étincelants et vallées préservées, il incarne la puissance et la beauté sauvage de la montagne. C’est aussi un lieu d’équilibre, où l’homme apprend à vivre en harmonie avec une nature exigeante et généreuse à la fois. Un territoire d’effort, de persévérance et d’émerveillement, à l’image de l'atteinte des objectifs en matière de préservation de la biodiversité, couronnés par un renouvellement sur la Liste verte de l'UICN.

Parmi les trois Parcs nationaux français ayant reçu cette distinction, seul le Parc des Ecrins a été labellisé pour sa zone cœur ainsi que pour son aire d'adhésion.


Récipiendaire du diplôme : Ludovic Schultz
Directeur du Parc

 

La Réserve de l'île du Grand Connétable
Premier renouvellement

La Réserve naturelle nationale de l’île du Grand Connétable, au large de la Guyane, est un joyau isolé en pleine mer, un sanctuaire pour des milliers d’oiseaux marin. Elle accueille chaque année des rassemblements de plusieurs dizaines de milliers d’individus.

L’île du Grand-Connétable est la première Réserve naturelle nationale à avoir été créée en Guyane (1992). Le périmètre de la Réserve s’étend sur un rayon de 5 km autour du Grand- Connétable, ce qui représente plus de 7 850 ha marins sous protection. La Réserve est aujourd’hui admirablement gérée par le GEPOG, le Groupe d’Étude et de Protection des Oiseaux en Guyane.

Récipiendaire du diplôme : Marie Thomas
Directrice de Réserves Naturelles de France

Retour en images sur l'une des visites d'évaluation Liste verte 2025 : celle du Parc naturel marin d'Iroise

Le premier parc naturel marin français à avoir obtenu cette distinction, pour la première fois en 2014

Dates de la mission : du 2 au 4 avril 2025
Évaluateurs : Emmanuel Michau & Jean-Philippe Siblet
Coordinateur de la mission au Parc marin : Philippe Le Niliot

Crédits photographiques : C. Gicquel, JP. Siblet, L. Lefebvre

Participation à la réunion du Conseil de gestion du Parc naturel marin

Entretien avec les scientifiques du conseil de gestion

Université de Bretagne Occidentale
IFREMER
MNHN

Entretien avec le secteur associatif

Eau & Rivières de Bretagne

Entretien avec le directeur de la Direction des aires protégées et des enjeux marins de l'OFB, anciennement directeur du Parc

Sortie d'observations en mer d'Iroise

Conclusions de la visite et perspectives avec la direction du Parc marin

3. Zoom sur les nouveaux sites engagés

An oscar statue on display in a glass case

La réserve naturelle du site géologique de Limay

Situé sur 70 hectares à l'interface entre la vallée de  la Seine et le plateau du Vexin français, au nord des Yvelines, ce site naturel d’exception s’étend à proximité de la boucle de Guernes, sur le territoire de la commune de Limay, ville-porte du Parc naturel régional du Vexin français.

Ancienne carrière de calcaire et d'argile, le site protège des affleurements représentant 35 millions d'années d'histoire du Bassin parisien et des fossiles témoins de la succession de paléoenvironnements marins ayant occupé la région entre 80 et 45 millions d'années.

Sa richesse écologique repose sur une mosaïque dense très diversifiée de milieux en lien avec la variété des roches affleurantes (craie à silex, argiles , sables calcaires) et le relief important créé par l'exploitation du site.

Cette mosaïque naturelle abrite une biodiversité exceptionnelle. On y recense plus de 430 espèces végétales, dont 43 remarquables, parmi lesquelles l’orobanche pourpre et la zannichellie des marais (espèces protégées). Le site abrite également l’une des populations les plus importantes d’Île-de-France d’épipactis des marais, une orchidée des zones humides, ainsi que la seule occurrence moderne connue au niveau régional de Philonotis calcarea, une mousse des bas-marais alcalins.

Le site est également un refuge privilégié pour la faune, notamment les insectes et les oiseaux. Près de 100 espèces d’oiseaux y nichent, parmi lesquelles l’oedicnème criard sur l’ancien carreau de la carrière, la pie-grièche écorcheur, le tarier pâtre et la linotte mélodieuse dans les zones de prairies et fruticées. On y trouve aussi le fuligule morillon et le grèbe castagneux sur l’étang demi-lune, le bruant des roseaux et rousserolle effarvatte dans les roselières, et la tourterelle des bois dans le boisement central de bouleaux.
Avec près de 100 espèces d’abeilles sauvages, plus de 200 espèces de lépidoptères identifiés, 34 espèces de libellules et une grande variété d’autres invertébrés, le site constitue aujourd’hui un territoire indispensable à la sauvegarde de la biodiversité régionale.

Créé le 22 octobre 2009, ce site est géré par la commune de Limay, en partenariat avec le Parc naturel régional du Vexin français.

Gestionnaire référente : Angélique MONGUILLON

Le Parc national de forêts (zone cœur)

Créé à la fin de l’année 2019, le Parc national de forêts a pour vocation première la protection des grandes forêts feuillues de plaine. Situé entre la Bourgogne (Côte-d’Or) et la Champagne (Haute-Marne), ce vaste territoire d’exception préserve des paysages forestiers remarquables, façonnés par des siècles d’interactions entre la nature et les sociétés humaines.

Forêts anciennes, d’une diversité rare (jusqu’à quinze essences d’arbres par hectare), milieux humides, sources et rivières composent une mosaïque vivante qui abrite une faune et une flore exceptionnelles. Cerfs, chevreuils et sangliers y côtoient des espèces plus discrètes et emblématiques, comme le chat forestier ou la cigogne noire, symbole du Parc national. À la fois le plus récent des parcs nationaux français et le plus proche de Paris, le Parc national de forêts est un territoire habité et vivant. Il conjugue protection de la biodiversité, richesse culturelle et activités humaines, témoignant d’une histoire millénaire où forêts, villages et terroirs ont évolué ensemble.

Gestionnaires référentes : Margaux JACOB & Ilinca BADICEANU

Le parc naturel de la mer de Corail

Créé en 2014, le parc naturel de la mer de Corail est une immense aire marine protégée qui entoure la Nouvelle-Calédonie. Ses dimensions exceptionnelles − 1,3 million de km² − en font l’une des plus vastes de France et du monde.

Ce sanctuaire océanique qui englobe les eaux, récifs, îles et monts sous-marins de l’intégralité de la ZÉE de la Nouvelle-Calédonie abrite une biodiversité exceptionnelle : poissons, requins, tortues, coraux, mammifères et oiseaux marins y prospèrent au sein d’écosystèmes encore intacts qui comptent parmi les plus vivants de la planète.

Géré de manière inclusive par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, le Parc s’appuie sur un comité consultatif et un conseil scientifique qui veillent à concilier la protection de ces richesses naturelles et les usages durables, tels que la pêche hauturière responsable et la recherche scientifique.

Dans une dynamique ambitieuse de conservation, plus de 10 % de sa surface bénéficie aujourd’hui d’une protection stricte et un moratoire de 50 ans sur les fonds marins s’applique sur l'intégralité de la ZEE, garantissant des espaces naturels préservés pour les générations futures.

Gestionnaire référente : Mondy LAIGLE

4. Valorisation de la Liste verte à l'international

4.1 La Liste verte dans les rendez-vous internationaux en 2025

La Liste verte au One Ocean Science Congress (Nice, du 3 au 5 juin)

Dans quelle mesure la Liste verte contribue-t-elle à l'atteinte de la cible qualitative de l'objectif 30x30 ?

Intervenant.es : Sue Wells (Commission Mondiale des aires protégées de l'UICN - groupe océans), Arthur Tuda (directeur de WIOMSA, the Western Indian Ocean Marine Science Association), Cécile Fattebert (chargée de mission Liste verte - IUCN international), Karine Pothin (directrice de l'Agence Régionale de La Biodiversité de l'île de La Réunion), Marie Bravo-Monin (directrice du Parc Marin de la Côte Bleue), Laurie Lefebvre (chargée de mission Liste verte - UICN France)
Modérateur : Jean-François Sys (chargé de mission biodiversité marine - UICN France)

La Liste verte au Congrès mondial de la nature de l'UICN (Abu Dhabi, du 9 au 13 octobre)

Les interventions du Comité français de l'UICN au CMN 2025 :

Présentation au Pavillon France - UICN : Témoignages de réussites dans les aires protégées
Présentation au Pavillon de la Corée : L’aventure Liste verte en France, retour suite à 12 années de mise en œuvre du programme
Présentations au Green List Pavillon : Les bénéfices de la Liste verte pour les aires protégées et conservées / synergies entre Liste verte et Patrimoine mondial de l'UNESCO
Formation à la Liste verte dans la zone d'apprentissage
: Tout savoir sur la Liste verte des aires protégées et conservées de l’UICN

Une motion portant sur la Liste verte approuvée par l'Assemblée des Membres au Congrès mondial de la nature de l'UICN 2025 :

Qu'est-ce qu'une motion ?
Les motions sont le mécanisme par lequel les Membres de l’UICN influencent des tierces parties et guident la politique générale et le Programme de l’Union. En tant que seule instance internationale de conservation réunissant gouvernements, société civile et organisations de peuples autochtones autour d’une même table, l’Assemblée des Membres de l’UICN dispose d’un mandat puissant. Les Membres votent pour approuver les motions et, une fois adoptées, celles-ci deviennent des Résolutions ou des Recommandations et constituent ainsi le corps de la politique générale de l’UICN.

Promouvoir l’utilisation de la Norme de la Liste verte des aires protégées et conservées de l’UICN pour améliorer l’efficacité et l’équité de la conservation in situ

Remise des diplômes Liste verte au Congrès mondial 2025

La cérémonie a honoré 27 nouvelles inscriptions sur la Liste verte de l’UICN des aires protégées et conservées au cours de l’année écoulée, portant le total à 104 inscriptions, couvrant désormais 230 sites dans le monde. Ces sites illustrent des succès vérifiés de la conservation, combinant une gouvernance équitable, un fort engagement communautaire, l’intégrité écologique et une gestion efficace.

Les sites récompensés en 2025 couvrent 13 pays à travers l’Afrique, l’Asie, les Amériques, l'Europe et l’Asie occidentale, y compris des sanctuaires marins, des parcs nationaux, des réserves privées et des sites du Patrimoine mondial. Des forêts luxuriantes de Côte d’Ivoire aux merveilles côtières du Vietnam, ces sites sont la preuve qu’une conservation efficace est en cours à grande échelle. 

«  En un peu plus d’une décennie, la Liste verte de l’UICN est devenue une référence mondiale pour l’excellence en matière de conservation. 

Avec plus de 100 sites inscrits, elle inspire des communautés du monde entier à viser les plus hauts standards, pour la nature et pour les personnes.
  »

Dr Grethel Aguilar
Directrice générale de l'UICN

4.2 Les avancées du programme Interreg Green List for mediterranean marine protected areas

Objectifs du projet : réunissant 6 partenaires de 5 pays européens, le projet explore comment le standard Liste verte peut être appliqué pour évaluer, suivre et améliorer les résultats de conservation dans les aires marines protégées (AMPs) méditerranéennes.

Le Comité français de l'UICN et le Parc Marin de la Côte Bleue sont les 2 partenaires français associés au projet.

25-26 juin : rencontre des partenaires du projet en France

Le Parc Marin de la Côte Bleue a accueilli sur 2 jours la rencontre annuelle des partenaires du projet. Ce temps de travail collectif a permis d'ajuster les "Lignes directrices pour l'autoévaluation des aires marines protégées méditerranéennes au standard de la Liste verte de l'UICN", principal livrable du projet.

21 novembre : atelier de restitution et de formation à l'attention des gestionnaires d'AMPs méditerranéennes françaises

Le Parc Marin de la Côte Bleue a accueilli les représentant.es de 7 AMPs méditerranéennes : Parc nationaux des Calanques et de Port-Cros, Parc naturel marin du Cap Corse-Agriates, Réserve naturelle marine de Bonifacio, et les sites Natura 2000 de la Côte Agathoise, de la lagune du Brusc, et de la Baie de Saint-Tropez.

Cette journée a permis de restituer les avancées du projet aux gestionnaires et de les former à la Liste verte dans sa triple dimension : standard, label, réseau, en vue de leur éventuelle participation à la phase 2 d'application du projet.